Actualités > Discours de M. Cienki / cérémonie du 6 octobre



                  COMMEMORATION DE LA LIBERATION DE BAZANCOURT DU 06 OCTOBRE 2018

Allocution du Chef de Bataillon (H) Jean CIENKI

 

 
Soyez remerciés d’être ici en ce lieu de recueillement.
 
En 1870, Napoléon III fit répondre à Bismarck « Qu’il ne manquait pas un bouton aux guêtres de ses soldats ». Rappelez-vous ; Sedan, la Maison de la dernière cartouche à Bazeilles lieu de Mémoire des Marsouins dont ceux du 21ème RIMa présents ici.
En 1914, malgré les avertissements des observateurs en poste à Berlin, les dirigeants français ne voulaient pas croire qu’une invasion de la France se ferait en passant par la Belgique car pays neutre. Ce fut  le début d’une longue tragédie. Ainsi, les hommes mobilisés furent jetés dans la tourmente. Ils étaient jeunes, fiancés ou pères de famille abandonnant leur ouvrage, laissant aux épouses, aux enfants et aux parents la besogne. 
Pour faire front à l’invasion des Armées de Guillaume II, nos troupes livrèrent une brève mais coûteuse guerre de mouvement qui s’est achevée par la victoire de la Marne. Puis ce fut une guerre de positions sur cette Terre de France sur une longueur de 800 Km. 
Durant plus de 4 ans, nos combattants s’organisent dans leurs tranchées, supportant leur misère, l’ennui, l’angoisse et la peur. Les bombardements, le feu, la mitraille sèment la mort, fauchant au hasard les combattants. Les Poilus, comme on les appelait, ont découvert la solidarité, la fraternité quelles que soient les classes sociales, la culture l’âge et le grade.
En 1915, Le Général GALLIENI nommé ministre de la Guerre, fatigué par le spectacle des parlementaires, le 28 décembre déclara devant les Sénateurs : « La France, il y a 18 mois, voulait la Paix pour elle et pour les autres. Aujourd’hui, elle veut la guerre. Elle la veut. De toute son énergie, elle y applique toutes ses forces, toutes ses ressources, elle y emploie tous ses enfants, les vieux, les jeunes, les femmes elles-mêmes… »
En novembre 1917, CLEMENCEAU Président du Conseil demanda aux Français de soutenir les soldats. Ce fut l’union sacrée.
 
Enfin, le front figé depuis des années se met en mouvement.
Dans ce secteur du front, le 21ème  R.I.C.combat. Ce régiment qui s’est illustré au Fort de la Pompelle à plusieurs reprises, et, en octobre 1918, va donner la mesure de sa valeur pour libérer BAZANCOURT après FRESNE et POMACLE. 
Devant ce drapeau du 21e R.I.Ma. héritier du 21e R.I.C. nous ne pouvons que nous incliner quand on sait le courage et l’héroïsme dont ont fait preuve ces MARSOUINS du 6 au 10 octobre 1918 pour franchir la Suippe et garder BAZANCOURT. Ils ont subi les bombardements d’obus brisants, d’obus à gaz, tirs de mitrailleuses, mêlées au corps à corps horribles, et cela sans nourriture ni repos.
Le Lieutenant - Colonel BOULANGER commandant ce régiment d’élite, blessé, refusant d’être évacué, avec ses hommes très éprouvés  tiendront sur place repoussant sept furieuses contre attaques.
Hélas, l’héroïsme des ces Marsouins se soldera par de pertes cruelles. Ainsi le régiment perdit 637 hommes et 19 officiers. Tous ces soldats d’origines différentes, de toutes conditions sociales n’ont jamais souhaité d’être des héros. A l’heure de l’attaque, avec courage et abnégation, ils sont partis affrontant la mitraille. Il fallait tenir, ils ont tenu ! Cette volonté indéfectible est encore lisible sur l’emblème du 21è R.I.Ma. « Croche et Tient ».
Le village était libéré mais en ruines. Ernst JÜNGER, soldat allemand, écrivain, de passage à Bazancourt au début de la guerre pour rejoindre son régiment, n’aurait pas retrouvé l’école où il avait séjourné.                           
Le 11 novembre 1918 à 11 heures, cloches et clairons sonnent la fin d’un conflit à l’ampleur démesurée. La foule abasourdie et muette des combattants sortie de terre découvre le spectacle irréel et insoutenable de leurs souffrances communes. Pour la première fois depuis 52 mois, Français et Allemands se rencontrent sans s’entretuer. Cette guerre fut consentie par une exaltation patriotique héritée de traditions, de réflexes et de confiance aveugle. Dans un camp comme dans l’autre, les survivants avaient perdu toute foi dans leurs élites et leurs rhétoriques nationalistes. Ils voulaient juste croire que la bataille qui venait de s’achever sera « La Der des Der ». l’Armistice  ouvrit une période de doute.
L’Alsace Lorraine arrachée par BISMARCK en 1871 revenait à la France.
La Grande Guerre est entrée dans l’Histoire. La mort a fêté ses triomphes inouïs.
Il manque 1,4 million de combattants tombés pour sauver la Liberté.
En 1919, c’est le traité de Versailles. Mais le chagrin des mères, des épouses et des enfants est immense. 
Etait-ce enfin la Paix retrouvée? Hélas non ! A peine quelque 20 ans plus tard un nouveau conflit ébranla le Monde. C’était l’horreur ! 
Puis deux hommes : le Général Charles de GAULLE et le Chancelier Konrad ADENAUER ont fait naître une amitié étroite entre nos deux Pays lors de leur rencontre  en la cathédrale de Reims en 1962.
Evidemment, nous honorons, ici, la mémoire de ceux de 1914-1918 mais n’oublions pas tous ceux et celles de 1939-1945, de l’Indochine, de l’Afrique du Nord, et des autres théâtres d’opérations dans le monde qui ont donné leur vie pour la Paix et la Liberté.
Rien n’est définitivement acquis. Restons vigilants. Instruisons les jeunes générations pour qu’elles échappent à l’obscurantisme afin de couper la route aux mouvances destructrices de nos valeurs.
L’historien grec THUCYDIDE déclarait il y a presque 2460 ans : « La force de la cité ne réside ni dans ses remparts, ni dans ses vaisseaux, mais dans le caractère de ses citoyens ».
Pour mémoire, le dernier soldat allemand Erich KÄSTNER est décédé le 01 janvier 2008 à 107 ans, le dernier soldat français Lazare PONTICELLI est décédé le12 mars 2008 à 110 ans, le dernier soldat britannique est décédé le 4 mai 2011 à 110 ans.
 
Ici et en d’autres lieux, en  accomplissant  notre « Devoir de Mémoire » méditons la devise du « SOUVENIR FRANÇAIS »
 
« À NOUS LE SOUVENIR, À EUX L’IMMORTALITE »
 
 

 

Madame la Sous-Préfète, Madame la Députée, Monsieur le Sénateur, Monsieur le Maire, Mon Général,  Monsieur le Chef de Corps du 21ème R.I.Ma. Monsieur le Président de l’Ordre National du Mérite, Madame la Secrétaire d’Etat pour l’Education et la Culture de la Sarre, Monsieur le Conseiller du Kreistages Saarpfalz, Mesdames et Messieurs les Conseillers régionaux et départementaux, Mesdames et Messieurs les Maires et Conseillers municipaux, Messieurs les Présidents d’associations et d’Anciens Combattants et Porte- Drapeaux, Monsieur le Récipiendaire, Monsieur Le Boulanger petit –fils du Colonel Le Boulanger commandant le 21ème R.I.C en 1918. Madame la Principale du Collège, Monsieur le Directeur d’Ecole, Mesdames et Messieurs les enseignants, Mesdames et Messieurs, Chers Amis et vous Chers Enfants.

           Soyez remerciés d’être ici en ce lieu de recueillement.

En 1870, Napoléon III fit répondre à Bismarck « Qu’il ne manquait pas un bouton aux guêtres de ses soldats ». Rappelez-vous ; Sedan, la Maison de la dernière cartouche à Bazeilles lieu de Mémoire des Marsouins dont ceux du 21ème RIMa présents ici.

En 1914, malgré les avertissements des observateurs en poste à Berlin, les dirigeants français ne voulaient pas croire qu’une invasion de la France se ferait en passant par la Belgique car pays neutre. Ce fut  le début d’une longue tragédie. Ainsi, les hommes mobilisés furent jetés dans la tourmente. Ils étaient jeunes, fiancés ou pères de famille abandonnant leur ouvrage, laissant aux épouses, aux enfants et aux parents la besogne.

Pour faire front à l’invasion des Armées de Guillaume II, nos troupes livrèrent une brève mais coûteuse guerre de mouvement qui s’est achevée par la victoire de la Marne. Puis ce fut une guerre de positions sur cette Terre de France sur une longueur de 800 Km.

Durant plus de 4 ans, nos combattants s’organisent dans leurs tranchées, supportant leur misère, l’ennui, l’angoisse et la peur. Les bombardements, le feu, la mitraille sèment la mort, fauchant au hasard les combattants. Les Poilus, comme on les appelait, ont découvert la solidarité, la fraternité quelles que soient les classes sociales, la culture l’âge et le grade.

En 1915, Le Général GALLIENI nommé ministre de la Guerre, fatigué par le spectacle des parlementaires, le 28 décembre déclara devant les Sénateurs : « La France, il y a 18 mois, voulait la Paix pour elle et pour les autres. Aujourd’hui, elle veut la guerre. Elle la veut. De toute son énergie, elle y applique toutes ses forces, toutes ses ressources, elle y emploie tous ses enfants, les vieux, les jeunes, les femmes elles-mêmes… »

En novembre 1917, CLEMENCEAU Président du Conseil demanda aux Français de soutenir les soldats. Ce fut l’union sacrée.

Enfin, le front figé depuis des années se met en mouvement.

Dans ce secteur du front, le 21ème  R.I.C.combat. Ce régiment qui s’est illustré au Fort de la Pompelle à plusieurs reprises, et, en octobre 1918, va donner la mesure de sa valeur pour libérer BAZANCOURT après FRESNE et POMACLE.

Devant ce drapeau du 21e R.I.Ma. héritier du 21e R.I.C. nous ne pouvons que nous incliner quand on sait le courage et l’héroïsme dont ont fait preuve ces MARSOUINS du 6 au 10 octobre 1918 pour franchir la Suippe et garder BAZANCOURT. Ils ont subi les bombardements d’obus brisants, d’obus à gaz, tirs de mitrailleuses, mêlées au corps à corps horribles, et cela sans nourriture ni repos.

Le Lieutenant - Colonel BOULANGER commandant ce régiment d’élite, blessé, refusant d’être évacué, avec ses hommes très éprouvés  tiendront sur place repoussant sept furieuses contre attaques.

Hélas, l’héroïsme des ces Marsouins se soldera par de pertes cruelles. Ainsi le régiment perdit 637 hommes et 19 officiers. Tous ces soldats d’origines différentes, de toutes conditions sociales n’ont jamais souhaité d’être des héros. A l’heure de l’attaque, avec courage et abnégation, ils sont partis affrontant la mitraille. Il fallait tenir, ils ont tenu ! Cette volonté indéfectible est encore lisible sur l’emblème du 21è R.I.Ma. « Croche et Tient ».

Le village était libéré mais en ruines. Ernst JÜNGER, soldat allemand, écrivain, de passage à Bazancourt au début de la guerre pour rejoindre son régiment, n’aurait pas retrouvé l’école où il avait séjourné.                          

Le 11 novembre 1918 à 11 heures, cloches et clairons sonnent la fin d’un conflit à l’ampleur démesurée. La foule abasourdie et muette des combattants sortie de terre découvre le spectacle irréel et insoutenable de leurs souffrances communes. Pour la première fois depuis 52 mois, Français et Allemands se rencontrent sans s’entretuer. Cette guerre fut consentie par une exaltation patriotique héritée de traditions, de réflexes et de confiance aveugle. Dans un camp comme dans l’autre, les survivants avaient perdu toute foi dans leurs élites et leurs rhétoriques nationalistes. Ils voulaient juste croire que la bataille qui venait de s’achever sera « La Der des Der ». l’Armistice  ouvrit une période de doute.

L’Alsace Lorraine arrachée par BISMARCK en 1871 revenait à la France.

La Grande Guerre est entrée dans l’Histoire. La mort a fêté ses triomphes inouïs.

Il manque 1,4 million de combattants tombés pour sauver la Liberté.

En 1919, c’est le traité de Versailles. Mais le chagrin des mères, des épouses et des enfants est immense.

Etait-ce enfin la Paix retrouvée? Hélas non ! A peine quelque 20 ans plus tard un nouveau conflit ébranla le Monde. C’était l’horreur !

Puis deux hommes : le Général Charles de GAULLE et le Chancelier Konrad ADENAUER ont fait naître une amitié étroite entre nos deux Pays lors de leur rencontre  en la cathédrale de Reims en 1962.

Evidemment, nous honorons, ici, la mémoire de ceux de 1914-1918 mais n’oublions pas tous ceux et celles de 1939-1945, de l’Indochine, de l’Afrique du Nord, et des autres théâtres d’opérations dans le monde qui ont donné leur vie pour la Paix et la Liberté.

Rien n’est définitivement acquis. Restons vigilants. Instruisons les jeunes générations pour qu’elles échappent à l’obscurantisme afin de couper la route aux mouvances destructrices de nos valeurs.

L’historien grec THUCYDIDE déclarait il y a presque 2460 ans : « La force de la cité ne réside ni dans ses remparts, ni dans ses vaisseaux, mais dans le caractère de ses citoyens ».

Pour mémoire, le dernier soldat allemand Erich KÄSTNER est décédé le 01 janvier 2008 à 107 ans, le dernier soldat français Lazare PONTICELLI est décédé le12 mars 2008 à 110 ans, le dernier soldat britannique est décédé le 4 mai 2011 à 110 ans.

Ici et en d’autres lieux, en  accomplissant  notre « Devoir de Mémoire » méditons la devise du « SOUVENIR FRANÇAIS »

 

« À NOUS LE SOUVENIR, À EUX L’IMMORTALITE »

 

 

 

 

Madame la SPréfète, Madame la Députée, Monsieur le Sénateur, Monsieur le Maire, Mon Général,  Monsieur le Chef de Corps du 21ème R.I.Ma. Monsieur le Président de l’Ordre National du Mérite, Madame la Secrétaire d’Etat pour l’Education et la Culture de la Sarre, Monsieur le Conseiller du Kreistages Saarpfalz, Mesdames et Messieurs les Conseillers régionaux et départementaux, Mesdames et Messieurs les Maires et Conseillers municipaux, Messieurs les Présidents d’associations et d’Anciens Combattants et Porte- Drapeaux, Monsieur le Récipiendaire, Monsieur Le Boulanger petit –fils du Colonel Le Boulanger commandant le 21ème R.I.C en 1918. Madame la Principale du Collège, Monsieur le Directeur d’Ecole, Mesdames et Messieurs les enseignants, Mesdames et Messieurs, Chers Amis et vous Chers Enfants.
 
Soyez remerciés d’être ici en ce lieu de recueillement.
 
En 1870, Napoléon III fit répondre à Bismarck « Qu’il ne manquait pas un bouton aux guêtres de ses soldats ». Rappelez-vous ; Sedan, la Maison de la dernière cartouche à Bazeilles lieu de Mémoire des Marsouins dont ceux du 21ème RIMa présents ici.
En 1914, malgré les avertissements des observateurs en poste à Berlin, les dirigeants français ne voulaient pas croire qu’une invasion de la France se ferait en passant par la Belgique car pays neutre. Ce fut  le début d’une longue tragédie. Ainsi, les hommes mobilisés furent jetés dans la tourmente. Ils étaient jeunes, fiancés ou pères de famille abandonnant leur ouvrage, laissant aux épouses, aux enfants et aux parents la besogne. 
Pour faire front à l’invasion des Armées de Guillaume II, nos troupes livrèrent une brève mais coûteuse guerre de mouvement qui s’est achevée par la victoire de la Marne. Puis ce fut une guerre de positions sur cette Terre de France sur une longueur de 800 Km. 
Durant plus de 4 ans, nos combattants s’organisent dans leurs tranchées, supportant leur misère, l’ennui, l’angoisse et la peur. Les bombardements, le feu, la mitraille sèment la mort, fauchant au hasard les combattants. Les Poilus, comme on les appelait, ont découvert la solidarité, la fraternité quelles que soient les classes sociales, la culture l’âge et le grade.
En 1915, Le Général GALLIENI nommé ministre de la Guerre, fatigué par le spectacle des parlementaires, le 28 décembre déclara devant les Sénateurs : « La France, il y a 18 mois, voulait la Paix pour elle et pour les autres. Aujourd’hui, elle veut la guerre. Elle la veut. De toute son énergie, elle y applique toutes ses forces, toutes ses ressources, elle y emploie tous ses enfants, les vieux, les jeunes, les femmes elles-mêmes… »
En novembre 1917, CLEMENCEAU Président du Conseil demanda aux Français de soutenir les soldats. Ce fut l’union sacrée.
 
Enfin, le front figé depuis des années se met en mouvement.
Dans ce secteur du front, le 21ème  R.I.C.combat. Ce régiment qui s’est illustré au Fort de la Pompelle à plusieurs reprises, et, en octobre 1918, va donner la mesure de sa valeur pour libérer BAZANCOURT après FRESNE et POMACLE. 
Devant ce drapeau du 21e R.I.Ma. héritier du 21e R.I.C. nous ne pouvons que nous incliner quand on sait le courage et l’héroïsme dont ont fait preuve ces MARSOUINS du 6 au 10 octobre 1918 pour franchir la Suippe et garder BAZANCOURT. Ils ont subi les bombardements d’obus brisants, d’obus à gaz, tirs de mitrailleuses, mêlées au corps à corps horribles, et cela sans nourriture ni repos.
Le Lieutenant - Colonel BOULANGER commandant ce régiment d’élite, blessé, refusant d’être évacué, avec ses hommes très éprouvés  tiendront sur place repoussant sept furieuses contre attaques.
Hélas, l’héroïsme des ces Marsouins se soldera par de pertes cruelles. Ainsi le régiment perdit 637 hommes et 19 officiers. Tous ces soldats d’origines différentes, de toutes conditions sociales n’ont jamais souhaité d’être des héros. A l’heure de l’attaque, avec courage et abnégation, ils sont partis affrontant la mitraille. Il fallait tenir, ils ont tenu ! Cette volonté indéfectible est encore lisible sur l’emblème du 21è R.I.Ma. « Croche et Tient ».
Le village était libéré mais en ruines. Ernst JÜNGER, soldat allemand, écrivain, de passage à Bazancourt au début de la guerre pour rejoindre son régiment, n’aurait pas retrouvé l’école où il avait séjourné.                           
Le 11 novembre 1918 à 11 heures, cloches et clairons sonnent la fin d’un conflit à l’ampleur démesurée. La foule abasourdie et muette des combattants sortie de terre découvre le spectacle irréel et insoutenable de leurs souffrances communes. Pour la première fois depuis 52 mois, Français et Allemands se rencontrent sans s’entretuer. Cette guerre fut consentie par une exaltation patriotique héritée de traditions, de réflexes et de confiance aveugle. Dans un camp comme dans l’autre, les survivants avaient perdu toute foi dans leurs élites et leurs rhétoriques nationalistes. Ils voulaient juste croire que la bataille qui venait de s’achever sera « La Der des Der ». l’Armistice  ouvrit une période de doute.
L’Alsace Lorraine arrachée par BISMARCK en 1871 revenait à la France.
La Grande Guerre est entrée dans l’Histoire. La mort a fêté ses triomphes inouïs.
Il manque 1,4 million de combattants tombés pour sauver la Liberté.
En 1919, c’est le traité de Versailles. Mais le chagrin des mères, des épouses et des enfants est immense. 
Etait-ce enfin la Paix retrouvée? Hélas non ! A peine quelque 20 ans plus tard un nouveau conflit ébranla le Monde. C’était l’horreur ! 
Puis deux hommes : le Général Charles de GAULLE et le Chancelier Konrad ADENAUER ont fait naître une amitié étroite entre nos deux Pays lors de leur rencontre  en la cathédrale de Reims en 1962.
Evidemment, nous honorons, ici, la mémoire de ceux de 1914-1918 mais n’oublions pas tous ceux et celles de 1939-1945, de l’Indochine, de l’Afrique du Nord, et des autres théâtres d’opérations dans le monde qui ont donné leur vie pour la Paix et la Liberté.
Rien n’est définitivement acquis. Restons vigilants. Instruisons les jeunes générations pour qu’elles échappent à l’obscurantisme afin de couper la route aux mouvances destructrices de nos valeurs.
L’historien grec THUCYDIDE déclarait il y a presque 2460 ans : « La force de la cité ne réside ni dans ses remparts, ni dans ses vaisseaux, mais dans le caractère de ses citoyens ».
Pour mémoire, le dernier soldat allemand Erich KÄSTNER est décédé le 01 janvier 2008 à 107 ans, le dernier soldat français Lazare PONTICELLI est décédé le12 mars 2008 à 110 ans, le dernier soldat britannique est décédé le 4 mai 2011 à 110 ans.
 
Ici et en d’autres lieux, en  accomplissant  notre « Devoir de Mémoire » méditons la devise du « SOUVENIR FRANÇAIS »
 
« À NOUS LE SOUVENIR, À EUX L’IMMORTALITE »



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